Le 501 est le jeu de référence des fléchettes, celui que tout le monde croit connaître avant d’y jouer pour de vrai et de buter sur la même règle : il ne suffit pas d’arriver à zéro, il faut y arriver par un double.
Le principe de base
Chaque joueur part avec un capital de 501 points. À chaque tour, il lance trois fléchettes et soustrait de son score les points marqués sur la cible. La partie se joue donc à rebours : on ne compte pas ce qu’on gagne, on retranche ce qu’il reste. Le premier joueur qui ramène son score exactement à zéro remporte la manche.
Le piège du double final
C’est la règle qui distingue le 501 d’un simple compte à rebours : le dernier lancer doit obligatoirement toucher une zone double — l’anneau extérieur fin de la cible — et amener le score pile à zéro. Deux conséquences pratiques :
- Un score qui tombe à un point ne peut jamais être terminé, puisqu’il n’existe pas de double 0,5 : le joueur reste bloqué à 1 tant qu’il ne remonte pas au-dessus.
- Un lancer qui fait passer le score sous zéro, ou l’amène à un total non terminable par un double, ne compte pas : c’est un bust, le tour est annulé et le score revient à ce qu’il était avant les trois fléchettes.
C’est cette contrainte du double qui transforme la fin de partie en calcul mental sous pression : à 40 points restants, viser le double 20 semble évident, mais un joueur qui tombe à 33 doit déjà anticiper une combinaison en deux ou trois fléchettes pour retomber sur un double atteignable.
Compter vite sans se tromper
La cible est divisée en vingt secteurs numérotés de 1 à 20, chacun encadré d’un anneau double et d’un anneau triple qui multiplient la valeur du secteur touché. Le centre comporte lui-même deux zones : le simple bull (25 points) et le double bull, ou bullseye (50 points), qui compte comme un double et peut donc terminer une partie. Retenir ces multiplicateurs suffit à calculer son score de tête, sans marqueur ni application.
Une pratique de précision, pas de force
Contrairement à l’idée reçue, le 501 récompense la régularité du geste plus que la puissance du lancer : une fléchette lancée avec un mouvement de poignet répétable atterrit plus près de sa cible qu’un lancer appuyé mais irrégulier. C’est un point commun avec d’autres pratiques de précision évoquées dans notre rubrique Sport & Entraînement, où le geste technique compte davantage que l’effort brut.
Pour une première partie
Avant de viser les doubles, il est utile de simplement s’entraîner à atteindre les grands secteurs du haut de la cible, puis à mémoriser deux ou trois combinaisons classiques pour terminer une manche — 40 (double 20), 32 (double 16), 16 (double 8). Le reste vient avec la répétition, comme pour toute pratique de précision.




